Là aussi petit rappel :
"Dans la nature et à l'état sauvage, les oiseaux (il devrait dire la grande majorité) - et donc les poules - sont des proies. Pour ne pas attirer l'attention des prédateurs qui s'attaquent souvent aux individus les plus faibles, ils cherchent à cacher le plus longtemps possible les symptômes d'une affection. En clair, quand on s'aperçoit que "quelque chose ne va pas", que la poule n'est pas bien ou prostrée, cela veut souvent dire que l'animal n'est pas "bien" depuis déjà pas mal de temps. C'est pourquoi il faut être extrêmement attentif et vigilant au quotidien aux réactions et aux attitudes de ses animaux pour vérifier leur bonne santé"
Citation extraite de Poules et jardin, N°10, P.13, dans l'article "Jean-Luc Olivier, vétérinaire spécialisé dans les soins aux oiseaux et aux poules : "Trop peu de vétérinaires sont capables de répondre à la demande de soins !"
Quoi observer ?
- la couleur de la crête et des barbillons qui doivent être bien rouges
- une poule en bonne santé s'étire de temps en temps en battant des ailes
- une poule qui ne se perche plus le soir a sûrement un problème
- les palper et les inspecter régulièrement au niveau du bréchet pour vérifier qu'ils ne sont pas trop maigre et les peser régulièrement chaque jour à heure fixe en cas de doute, car une poule qui perd plus de 10% de son poids habituel a un grave problème
- vérifier de temps en temps que le jabot est bien vide au réveil
- être attentif aux diarrhées et postures anormales : dos rond, prostration, ou poule qui reste au poulailler et se cache, perte d'appétit : c'est souvent des vers
- regarder au niveau du cloaque s'il n'y a pas des oeufs de parasites, sous les ailes, derrière la tête, observer si la poule se gratte
- une poule qui ne veut plus rentrer le soir dans son poulailler ou déserte son pondoir habituel signale souvent un problème de poux rouges, la crête alors pâlit et la poule se trouve très affaiblie et peut même mourir
- observer une petite période de mise en quarantaine avant d'introduire une nouvelle poule, voire de la vermifuger
- vermifuger ses poules au moins une fois par an, le mieux étant quand la période de ponte se réduit, vers octobre ou novembre
- être attentif aux boiteries, regarder dans ce cas sous les pattes, si pas une pododermatite : une poule qui ne bouge pas de la journée, ne gratte plus, a forcément un problème, sachant que les boiteries peuvent aussi être les symptômes d'autres maladies, graves le plus souvent
- s'alarmer si l'on a une poule qui éternue, tousse ou racle
- dans ce cas, ne pas hésiter à prendre sa température, sachant que sa température normale se situe autour de 41,7, si elle monte à 44°C, c'est qu'il y a urgence, symptôme par exemple d'un choléra aviaire
- des oeufs déformés, tâchés peuvent signaler des problèmes respiratoires, notamment la bronchite infectieuse
- des oeufs sans coquilles peuvent être le symptôme d'un problème d'assimilation du calcaire, d'un manque de calcaire dans la ration, de carences alimentaires ou annonce des maladies plus graves si cela persiste
- une poule d'1 à 3 ans qui ne pond plus a certainement un problème et a sûrement fait une salpingite ou ovarite, dû à une colibacille, un streptocoque, entérocoque ou pullarose
- des décès répétés sans sans explication apparente demandent soit de faire procéder à une analyse, dans ce cas, il faut mettre sa poule morte au frigo dans un sac avant de l'envoyer à l'analyse, en prenant des précautions : se désinfecter les mains, changer de vêtements et de chaussures avant et après d'aller au poulailler
De même il est fort possible que s'impose un vide sanitaire de plusieurs mois, car les cas de morts subites peuvent être dues :
- à une listériose, ce qui entraîne une mortalité importante,
- un choléra aviaire qui dans sa forme suraigüe ne présente pas forcément de symptômes avant coureur (dans ce cas une antibiothérapie s'impose, sachant qu'elle fonctionne bien),
- une pullorose due à la bactérie "salmonella pullorum", mortalité importante surtout chez poussins, se caractérisant par la présence d'une diarrhée blanchâtre adhérant au cloaque
- une salmonellose, avec d'abord perte d'appétit et diarrhée, surtout chez les jeunes et chute de la ponte chez les plus âgés
- Une typhose due à la bactérie "salmonella gallinarum", se caractérisant d'abord par une perte d'appétit (d'où l'importance d'être attentif aux pertes de poids), une anémie crête et barbillons pâles (d'où l'importance d'observer leur couleur)
- Certaines maladie sont liées à l'âge et donc par exemple, Marek ou les coccidioses touchent plus facilement les jeunes poules ou les poussins, il est donc important de connaître l'âge de sa poule