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 Origine de toutes nos poules ( ou presque).

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MessageSujet: Origine de toutes nos poules ( ou presque).   Jeu 10 Déc 2009 - 23:21

Le texte était pour l'ouverture de mon blog

Origine de toutes nos poules ( ou presque).


Dire que la poule domestique descend du Gallus gallus (dit "Bankiva" en langue vernaculaire) est un lieu commun (1). Darwin l'a établi et démontré et toutes les récentes études génétiques ou biochimiques en laboratoire le confirment, s'il en était besoin. Les autres poules sauvages : Gallus lafayetii, Gallus sonaratii et Gallus varius sont certainement de proches cousines mais ne figurent pas dans les ancêtres de la poule domestique. La croisement poule domestique avec Gallus gallus sauvage est toujours fécond et donne systématiquement des descendants féconds entre eux alors que celui de la poule domestique avec les autres représentants du genre Gallus est généralement fécond mais donne des descendants hybrides la plupart du temps inféconds.

Parmi les poules sauvages, Gallus gallus est l'espèce qui bénéficie de la plus grande répartition géographique puisqu'on le rencontre depuis les contreforts de l'Himalaya jusque dans les îles de la Sonde. Les autres espèces ont une dispersion bien moindre: Gallus lafayetii est limité à 1 île de Ceylan (Sri Lanka), Gallus soneratii au sud de l'Inde et Gallus varius aux îles de la Sonde. Cela explique sans doute les grandes facultés d'adaptation de la poule domestique issue de Gallus gallus à des climats divers et variés.

L'espèce Gallus gallus est à la fois homogène et diverse. Homogène, elle l'est par son coloris toujours doré-saumoné (e+ , pour les généticiens), par sa masse située autour de trois livres pour le coq et 1,2 kilo pour la poule, par la couleur rouge-orangé de ses yeux, par la forme de sa crête et de ses barbillons. Diverse elle l'est en raison de certaines variations géographiques de l'intensité du coloris que nous allons voir ci-après et qui ont permis de scinder l'espèce en cinq sous-espèces dont les populations ont peu de chances de se mélanger à l'état sauvage sauf dans les zones frontières de leur aires de répartition où l'on peut rencontrer des formes intermédiaires... dans la continuité de l'espèce.

Gallus gallus murghi, originaire du nord de l'Inde, vivant parfois en altitude, supporte bien le froid. La robe du coq est claire : jaune orangé, le camail pouvant être flammé de noir. Les oreillons sont blancs, les pattes bleues.

Gallus gallus spadiceus vit en Malaisie, Birmanie, Siam et Haut-Laos. Coloris d'intensité moyenne, oreillons rouges, faucilles peu développées, tarses bleu-verdâtre à jaune.

Gallus gallus jabouillei habite le Tonkin (Nord-Vietnam) et le sud de la Chine. Robe rouge soutenu (presque acajou), oreillons rouges, lancettes et faucilles peu développées.

Gallus gallus gallus est originaire de Cochinchine (Sud-Vietnam) et Cambodge. Manteau rouge feu, oreillons blancs, tarses bleus, faucilles bien développées, ressemble beaucoup à une Naine allemande ou à une Bassette dorée.

Gallus gallus bankiva (qui a donné le nom vernaculaire à toutes les sous-espèces) vit dans les îles de la Sonde (Java, sud de Sumatra, Bali). Les plumes du camail du coq sont courtes, larges et terminées en arrondi. Les oreillons sont rouges, les tarses jaunâtres. Par la structure de son plumage c'est la sous-espèce qui s'éloigne le plus des autres et de la poule domestiques, bien que les croisements soient intégralement féconds au fil des générations. En raison de son insularité il lui est impossible de se croiser, à l'état sauvage, avec les autres sous-espèces, ce qui explique sans doute ses caractères particuliers.

Laquelle ou lesquelles de ces sous-espèces a ou ont été domestiquées? Très probablement le Gallus gallus murghi si l'on se réfère aux auteurs qui placent la première domestication de la poule dans la vallée de l'Indus. Vraisemblablement aussi le Gallus gallus gallus dont la ressemblance avec certaines races naines actuelles est frappante. Peut-être également d'autres ce qui expliquerait que les poules domestiques ont les oreillons soit blancs soit rouges et les pattes grises ou jaunes selon les races actuelles.

Sur le plan préhistorique, la répartition des coqs sauvages, prouvée par les fouilles, est sensiblement la même que celle de l'espèce actuelle et le type et le volume ont peu varié au cours des millénaires. L'existence d'un Gallus giganteus fossile ayant pu donner naissance aux grandes races domestiques asiatiques reste du domaine de l'imagination et n'a jamais été prouvée. Dans toutes les espèces animales la domestication a entraîné une augmentation de taille et de masse. Il est logique qu'il en ait été de même pour les poules et coqs sans aller rechercher d'hypothétiques ancêtres issus de l'imagination trop fertile de certains auteurs. Quant à l'Amérique, l'Afrique, l'Europe, l'Australie et même l'Ouest de l'Asie, jamais aucun fossile de Gallus gallus n'y a été rencontré. Pour être honnête, je citerai de rares auteurs comme M. Alphonse Milne Edwards ("Reliquae aquitaniae", 1873 et "Matériaux", 1875) et M. L. Bourdeau ("La conquête du monde animal", 1835) qui signalent en France la présence d'os fossiles de l'espèce gallus associés à des tombeaux de l'âge du bronze ou à des os d'ours des cavernes et de rhinocéros laineux, mais je n'ai pu vérifier ni recouper ces affirmations très ponctuelles. Par ailleurs les os retrouvés sont peu nombreux et diffèrent sensiblement de ceux du Gallus gallus. . . alors?

La plupart des auteurs font remonter la domestication de la poule aux environs de 3000 ans avant Jésus-Christ, ce qui est relativement proche. Cependant d'après des études récentes, postérieures à 1990, il semble désormais acquis que la présence du coq domestique est attestée dans la vallée de l'Indus 4500 ans avant Jésus-Christ et même que cette domestication pourrait remonter à 8000 ans en Asie Sud-Orientale.

Même en privilégiant l'hypothèse "3000 ans A.C." cela donne tout de même au minimum 5000 ans à l'espèce pour évoluer jusqu'à nos jours et se différencier en multiples races. Mais si identifier une espèce à travers des fossiles, ossements ou restes plus récents est relativement aisé, il est beaucoup plus compliqué d'identifier des "races", au sens où nous l'entendons maintenant, surtout s'il existe peu de différences morphologiques entre elles. Il faut alors avoir recours aux témoignages qui nous sont parvenus, que ce soient des figurations ou des écrits.

Il est intéressant de constater encore aujourd'hui et malgré les multiples brassages autorisés par le développement des communications et des échanges que tradition et réalité divisent toujours globalement les races de poules en deux groupes principaux:
- les volailles "européennes", de taille moyenne, à crête simple, tarses généralement gris (parfois jaunes), oreillons blancs et pondant des neufs blancs, yeux affleurant la face, crâne étroit et long (dolycocèphale). Le type en étant la Gauloise.

- les volailles "asiatiques", de forte taille, à crête fraisée, sauf exception, tarses généralement jaunes (sauf rare exception pour le gris), oreillons rouges, pondant des neufs teintés, yeux enfoncés sous une arcade sourcilière proéminente, crâne court et large (brachycéphale). Le type en étant la Cochinchinoise.

Bien évidemment depuis le XIX° siècle de multiples races de synthèse ont été créées par croisement entre européennes et asiatiques, essentiellement par croisement entre européennes diverses et Cochins, puis ultérieurement Langshans, à tel point qu'elles sont devenues plus nombreuses que les races typiques d'Orient ou d'Occident et cela dans un but essentiel : la production. Mais si cette production d'œufs et de chair a toujours été une finalité de la poule, n'oublions pas qu'il en est d'autres qui ont parfois été aussi importantes suivant les époques ou les régions : le combat et l'agrément (agrément au sens très large du terme dans lequel il faut englober aussi bien l'ornement que le prestige, l'animal sacré et l'augure). Voyons quel a été le parcours de la poule en Occident et en Orient au fil des siècles.

En Occident on considère généralement que la poule est arrivée en Égypte vers 1500 avant Jésus-Christ mais il est probable qu'elle était présente en Perse bien avant. C'est vers 800 avant J.C. qu'elle se répand sur le pourtour méditerranéen et en Europe mais elle ne deviendra vraiment commune en Italie que vers 200 avant J.C.... peut-être en provenance de Gaule, ce qui expliquerait son nom : Gallus, oiseau venant de Gallia. Pourtant cette explication n'est pas prouvée car certains auteurs latins comme Plaute n'hésitent pas à faire des calembours sur cette homonymie ce qui ne serait guère logique si Gallus provenait étymologiquement de Gallia. Quant au Coq gaulois, symbole de la Gaule, ce n'est qu'une légende, le coq n'étant devenu le symbole de la France qu'à une époque relativement récente. A partir du XIII° siècle ce sont surtout nos ennemis, Anglais, Allemands et Italiens qui nous qualifient, par dérision, de "Gallus", mais les Français accepteront la raillerie et, sous François 1 °, le Coq blanc, victorieux des autres animaux de blason, deviendra l'emblème officiel de la France.

Deux auteurs latins nous ont transmis des renseignement intéressants sur les poules. Tout d'abord Jules César, dans "La guerre des Gaules" décrit une race qui pourrait bien être notre Grand Combattant du Nord, même s'il le situe chez les Belges (à l'époque les Belges sont un des peuples du Nord de la Gaule romaine).

Plus important, Columelle, dans "De re rustica" décrit plusieurs races (ou variétés?) de volailles. Son texte mérite d'être cité (traduction Nisard publiée cher Firmin Didot au XIX° siècle) : "Les meilleures poules, les seules que l'on doive élever, doivent avoir le plumage rouge ou brun et les ailes noires; on les choisira même toutes de l'une de ces couleurs ou d'une qui s'en approche; ou du moins on évitera d'en avoir des blanches parce qu'elles sont pour la plupart délicates et rarement fécondes ....Il faut donc que celles qui sont destinées à pondre soient d'une couleur roussâtre, qu'elles aient la tête grande, une petite crête droite et rouge, les oreilles (oreillons) blanches .... Celles qui ont cinq doigts et dont les pattes n'ont pas d'éperons passent pour les meilleures, parce que celles qui se font remarquer par cet apanage réservé aux mâles ne se prêtent pas facilement à la génération et dédaignent de souffrir le coq et qu'elles cassent même les neufs avec la pointe de leurs ergots lorsqu'elles viennent à les couver ....Recherchez les coqs de la même couleur et avec le même nombre d'ongles que les poules. Il faut qu'ils aient une crête haute, de couleur de sang et bien droite, les yeux roux ou tirant sur le noir. . . les oreilles (oreillons) très grandes et très blanches, les plumes du cou bigarrées ou jaune d'or ....On se pourvoit de cinq femelles pour chaque coq ....Je n'approuve pas la volaille naine, ni du côté de la fécondité ni des autres genres de profits qu'on puisse en tirer, à moins que quelqu'un ne soit curieux de sa petitesse... "

Certains auteurs postérieurs ont voulu tirer de cette description huit races différentes. Je pense qu'il ne faut pas trop se baser pour cela sur la description des coloris qui proviennent d'une population fortement mélangée. Ce qui est certain c'est qu'il existe une poule "normale" à oreillons blancs, une poule à cinq doigts et une poule naine. On peut ajouter que si Columelle insiste sur l'importance des oreillons blancs chez le coq comme chez la "bonne" poule, c'est qu'il existait aussi au moins une autre couleur pour cet attribut : vraisemblablement le rouge ou peut-être un mélange des deux que nous nommons aujourd'hui "sablé" et qui reste assez rare.

L'époque gallo-romaine et le moyen âge français sont des déserts pour l'aviculture telle que nous l'entendons maintenant. 1500 ans après Columelle ce sont encore ses écrits qui font loi et Ch. Estienne et J. Liébault dans "L Agriculture ou Maison rustique" publié à Paris en 1578 reprennent le texte de l'auteur latin, à peine modifié : "A chacune douzaine de poules, c'est assez bon d'un coq, quoique les anciens en baillent une à cinq, et ne faut point qu'il soit blanc, ni gris, mais roux ou tanné (= brun, probablement la couleur de la poule doré-saumoné) ou noir... les ouyes (oreillons) grandes et fort blanches, l'œil en cercle (iris) roux ou jaune. . . La poule tannée ou rousse est aussi la meilleure et qui a le pennage des ailes noir car grise ou blanche ne vaut guère ...les poules naines pondent plus souvent que les autres mais ne peuvent guère bien couver (sic). . . "

Il faut attendre l'année 1600, sous Henri IV, pour trouver quelques innovations dans "Le théâtre d'agriculture" d'Olivier de Serres : "La plus souhaitable race de poules est celle qui, avec la délicatesse de la chair, fournit des neufs en abondance la plupart des saisons de l'année. Telles qualités se trouvent le plus souvent en celles qui sont de moyenne corpulence qu'ès autres trop grandes ou trop petites; et ès noires et tannées qu'ès blanches ou emplumées de couleur claire ....La creste pendante d'un côté est signe certain de fertilité. La couleur jaune des pieds et jambes signe de délicatesse et santé de la chair... Que le coq soit de moyenne taille, de pennage noir ou rouge obscur, ayant les pieds gros, garnis d'ongles et de griffes avec les ergots forts et acérés, et tout cela de couleur jaune ...les yeux noirs et brillants, les oreilles larges et blanches ...La queue grande et haute, si toutefois il a queue, car des esquées (sans queue) il s'en trouve de fort bons... Cestes est la plus commune poulaille et dont le profit est assuré, laquelle on accompagnera de celle de la grande sorte presque esplumés pour avoir de grands chapons comme ceux du Mans et de Lodunois (Barbezieux actuel) de naine et petite aussi pour l'abondance des neufs, de frisées et semblables plaisantes à voir pour la diversité et avec ce utiles."

Olivier de Serres, Seigneur de Pradel, est un homme de terrain qui vit dans ses propriétés situées au voisinage de Nîmes. Cette fois nous pouvons entrevoir plusieurs races : une poule commune au plumage rouge et noir, à la crête tombante et aux pattes jaunes, nous fait penser à la Leghorn, originaire d'Italie, d'autant plus que nous sommes dans le Sud de la France. Mais les bons coqs doivent avoir les yeux noirs, comme la Bresse. Les races du Mans et de Barbezieux sont connues et réputées. Il existe des naines (Columelle le disait déjà, prouvant que toutes les naines ne proviennent pas d'extrême-orient) et même une poule frisée et une sans-queue.

Vers 1600 également, mais en Italie, Aldrovandi décrit une poule huppée qu'il nomme poule de Padoue. Une série de toiles, peintes vers 1780, représente les poules de la basse-cour de Marie-Antoinette au petit Trianon. On reconnaît une Houdan dénommée "Poule maillée et étincelée", mais seuls trois doigts sont visibles, on ne peut donc savoir si elle est pentadactyle comme

l'actuelle Houdan. Une Padoue dorée nommée "Poule périnée". Une Padoue chamois nommée "Poule chamois". Une Padoue argentée nommée "Poule périnée en violet" et une autre Padoue dorée nommée "Poule périnée en jaune". Les huppes sont moins importantes qu'actuellement.

Il faudra attendre 1856 et l'édition du "Manuel de la fille de basse-cour" de Malézieux, pour avoir une description de races de poules telle que nous l'entendons actuellement. Deux ans plus tard paraîtra la première édition de "Le Poulailler" (2) de Ch. Jacques qui peut être considéré comme le premier traité d'aviculture contemporain. C'est un ouvrage précieux : Ch. Jacques est un bon observateur et un narrateur scrupuleux et minutieux, comme c'est en outre un excellent dessinateur (il est peintre de l'école de Barbizon), il nous a laissé de remarquables croquis de différentes races de son époque. Amateur aisé, il peut se procurer des races rares comme les toutes premières Brahmas présentes en Europe.

Dans la première moitié du XIX° siècle, vers 1840, s'est produit un événement considérable pour les races avicoles. C'est l'arrivée en Europe des géantes asiatiques que sont les Cochinchinoises et surtout le succès que va leur donner l'engouement des grands de ce monde pour ces races exotiques. En 1846, la reine Victoria en expose à Dublin, vers 1860 c'est l'Impératrice Eugénie qui fait de même en France. Cette "mode" va faire fureur et d'abord tous les nantis puis, progressivement, tous les éleveurs, vont vouloir introduire du sang asiatique dans leur basse-cour. En Grande-Bretagne cette folie portera même un nom : la "Cochinmania". Si cela a été un bien pour la taille et la masse, ce ne fut pas toujours une réussite pour les qualités gustatives de la chair. Pourtant certaines synthèses faites avec sérieux et utilisant la Langshan, arrivée peu après et bien supérieure à la Cochin, remportent un succès mérité : c'est dans cette deuxième moitié du XIX° siècle que naissent en Occident des races prestigieuses comme la Sussex, l'Orpington et la plupart des races américaines, Wyandotte, New-hampshire, Plymouth-rock, Rhode-island, etc...

Si cette importation de races asiatiques a été spectaculaire et décisive, était-elle la première? Il est probable que non et qu'elle a été précédée de bien d'autres apports ponctuels et discrets au cours des siècles précédents, peut-être par voie de terre mais beaucoup plus probablement par voie maritime depuis que les navires contournaient le cap de Bonne Espérance. Il faut savoir que des poules étaient systématiquement embarquées sur les bateaux marchands pour servir de réserve vivante de viande et ce à chaque extrémité de leur voyage. Si la traversée était bonne et rapide, il pouvait se faire que certains sujets n'aient pas été consommés et des poules européennes ont pu se retrouver en Inde, au Japon ou en Chine, tout comme des poules asiatiques ont pu débarquer en Europe. C'est probablement ce qui est arrivé pour que les poules de la région de Marans, proche du port de La Rochelle, se mettent à pondre des neufs teintés, comme les races asiatiques, probablement bien avant 1840. Et qui sait si ce n'est une race asiatique qui aurait donné leur taille, exceptionnelle pour des européens, aux poulets de Barbezieux, de La Flèche et du Mans, races antérieures à 1840. C'est certainement ce qui s'est produit pour les Combattants belges (de Bruges et de Liège), à une époque indéterminée mais très antérieure au XIX° siècle, qui ont dérivé vers un type asiatique armé alors que les Français conservaient, avec le Grand Combattant du Nord, un modèle nettement européen.

En Orient il nous sera peut-être plus malaisé de retrouver la trace de l'évolution des races, faute de pouvoir consulter une documentation locale, sauf à travers les traductions retransmises par des Européens.

Darwin nous fournit un témoignage intéressant : "D'après les passages d'une encyclopédie chinoise publiée en 1609, mais compilée d'après des documents plus anciens, et dont je dois la traduction à M. Birch, du British Muséum, il résulte que les coqs sont des oiseaux venus de l'Ouest (Ouest hors de Chine) et introduits dans l'Est (c'est à dire la Chine) sous une dynastie régnant 1400 ans avant Jésus Christ."

II ne faut pas imaginer la Chine des trois derniers millénaires comme l'Occident. Pendant que l'Europe subit la domination des romains, les invasions barbares et le long moyen-âge, la Chine est déjà le théâtre d'une civilisation brillante et raffinée ou l'esthétique, le soin et l'intérêt pour les espèces végétales et animales sont des préoccupations de l'élite. Ainsi la Nagasaki -impossible de se tromper même en la voyant stylisée- est déjà représentée sur des estampes chinoises datant de 2000 ans (la Nagasaki est d'origine chinoise et n'apparaît au Japon qu'au XVI° siècle). Si une race aussi typée et spécialisée, mais peu utile, que la Nagasaki est aussi ancienne en Chine il y existait certainement bien d'autres races.

Un autre témoignage particulièrement intéressant est celui de Marco Polo qui séjourna en Chine, à la cour de Kubilaï Khan de 1271 à 1295. Dans ses récits de voyages (3), écrits après son retour à Venise, il cite une race bien précise : Noire et poilue comme un chat. Il n'est pas de race de poule autre que la Nègre-soie réunissant des caractères aussi aberrants. N'espérons cependant pas une trop grande précision, Marco Polo se contente de parler de "poules qui n'ont pas de plumes mais du poil noir comme un chat". C'est déjà beaucoup puisque nous savons que ce caractère est récessif. Quant aux cinq doigts et aux oreillons turquoise, nous n'en saurons rien. Bons sélectionneurs cependant les Chinois! Mais depuis quand cette race existait-elle? On ne sait. A noter que la Nègre-soie de Chine était noire et non pas blanche : évidemment, le blanc est la couleur du deuil en ce pays. Actuellement, des amis chinois avec lesquels j'ai bavardé de cette race me disent qu'elle sert à faire un excellent bouillon qui sert de "remontant" et que ces poules sont "brunes"; en plus ils n'apprécient guère la couleur blanche du plumage des miennes.

Plus récente est l'histoire de la Bantam de Pékin. Cette petite poule fauve fut trouvée lors du sac du Palais d'été des Empereurs de Chine par les troupes franco-anglaises, en 1860, et aussitôt confisquée et ramenée en Angleterre. Certains auteurs prétendent qu'il n'y en avait qu'un seul couple dont toutes les Bantams de Pékin existant actuellement descendraient. Ce qui est certain c'est que je n'ai pas trouvé dans toute la littérature avicole que j'ai pu consulter, trace ou relation d'autres importations de Bantams de Pékin en provenance de Chine (ou d'ailleurs) au siècle dernier. Était-ce une rareté créée en Chine et réservée à l'Empereur ou une création extérieure à la Chine que l'on aurait offerte à l'Empereur?

Au Japon tout le monde connaît la race Phoenix dont la variété Onagadori est devenue si rare qu'elle est considérée comme un monument national et interdite à l'exportation, y compris les neufs. Le Phoenix d'origine est le Shokoku, une très ancienne race locale à longue queue mais qui mue tous les ans. L'Onagadori, dont les lancettes et faucilles ne muent pas, ne date que d'environ 200 ans.

La race que nous connaissons en Occident sous le nom de Yokohama (le port japonais d'où ces animaux furent exportés) et en deux variétés (blanc et "à selle rouge") est au Japon la Minohiki qui existe en multiples variétés et était encore très abondante au milieu du XX° siècle. Son origine est obscure. Elle s'est fortement raréfiée depuis cinquante ans. Au Japon comme en Europe, l'industrialisation et l'extension des cités chasse le petit élevage,

On ne saurait parler des volailles asiatiques sans évoquer les Combattants dont les types et races sont multiples dans ces pays amateurs de combats de coqs. Le type "Malais" est le plus répandu. Il ne s'agit pas exactement du "Combattant malais" créé en Angleterre au XIX° siècle et synthèse de plusieurs races asiatiques dont certaines d'origine malaise, mais d'un ensemble de volailles grandes et hautes sur pattes avec de multiples variations géographiques.

Issus de la famille des combattants de type Malais, les Combattants Shamos sont une création japonaise réalisée à partir du tout début du XVII° siècle. Le port est très redressé, les tarses un peu plus courts que chez les Malais et le plumage court et serré. Il existe en fait toute une famille de Shamos depuis l'O Shamo de presque six kilos jusqu'au Ko-Shamo de un kilo, en passant par le Chu-Shamo, le Yakido (créé en 1850) et le Yamato d'environ deux kilos. Le Nankin-Shamo et l'Echigo-Nankin-Shamo, deux combattants de petite taille, se distinguent des précédents par un plumage plus abondant et plus long et une queue effilée rappelant celle d'un faisan.

En quatre siècles, à partir du type Malais, les Japonais ont donc créé toute une famille de Combattants aux types, tailles et aptitudes diverses.

L'Aseel est Indien. Impossible de lui donner une date d'origine tant celle-ci se perd dans le lointain. Il serait peut-être à l'origine de tous les autres combattants asiatiques. En Inde, il n'est pas considéré comme une poule : c'est un "Aseel", animal de prestige et de combat réservé aux élites et aux Princes.

La Cochinchinoise est arrivée en Angleterre en 1843 et en France en 1846 : deux coqs et six poules expédiés par l'Amiral Cécile qui les avait acquis près de Shanghai, région où elle était bien répandue. Mais comme le bateau transitait par la Cochinchine (Sud-Vietnam), ce nom est resté à la race par erreur et malgré les interventions de l'Amiral Cécile.

La Brahma, à l'origine Brahma-Pootra, est arrivée en France en 1853, venant d'Angleterre d'où elle était arrivée d'Amérique! Un certain Chamberlain, mécanicien américain, les aurait acquises à un navire marchand venant des Indes, de la région du fleuve Brahmapootra. Mais d'après d'autres auteurs ce serait un certain Monsieur Burnham qui les aurait offertes à la Reine d'Angleterre après les avoir reçues, en Amérique, en provenance de Shanghai. Enfin d'autres prétendent qu'elle aurait été fabriquée en Amérique par croisement de Cochins et de Combattants malais et affublée d'un nom exotique et fantaisiste. C'est cette dernière hypothèse qu'il faut retenir. En effet, si la Cochinchinoise a régulièrement été observée en Chine, jamais aucune volaille ressemblant à une Brahma n'a été vue en Inde, Chine ou dans tout l'Extrême-Orient. Origine donc brumeuse et qui a déjà fait couler beaucoup d'encre. Ch. Jacques, déjà cité, a été un des premiers à en posséder en France et il nous dit qu'elles sont de variété "perdrix" (à cette époque les variétés doré et perdrix, génétiquement différentes, sont confondues sous le seul terme "perdrix" en raison de la similitude du plumage des coqs, mais les Brahmas et Cochins importées en Europe étaient déjà des perdrix-maillé). Pourtant la plupart des auteurs de la seconde moitié du XIX° siècle ne connaissent la Brahma qu'en variété "herminé" (un Columbian argenté) et "inverse" (qui est un perdrix-maillé argenté). Tous les auteurs postérieurs s'accordent à reconnaître que le plumage herminé des Sussex, Bourbonnaises et autres Bourbourg n'existait pas avant l'arrivée des Brahmas. Quand et comment est apparue cette variété "herminé" chez la Brahma? Sur les rives du Brahmapootra certainement pas, alors en Amérique grâce à un croisement avec une Cochin herminée venant de Chine? Ce serait le sujet de tout un article issu de multiples recherches historiques, géographiques et génétiques.

Tout cela est intéressant mais ne nous dit pas comment la Cochinchinoise est apparue, a été développée et sélectionnée en Chine. Aucun auteur occidental ne lève ce voile. Enquêter sur place serait peut-être intéressant. Mais les Chinois le savent ils?

La revue des volailles asiatiques ne serait pas complète sans la Langsham. La "Croad Langsham" bien évidemment, la Langsham allemande n'étant que le résultat de l'habitude des Allemands de s'approprier et transformer les volailles par facilité.

La Croad Langsham est une particularité parmi les orientales. Elle possède une crête simple (ce n'est pas la seule), des yeux foncés (peu courants chez les asiatiques) et une chair fine ce qui est une exception parmi les grandes asiatiques.

La Croad Langshan a été "trouvée" par le commandant Croad, de l'armée britannique, dans le Nord de la Chine (la Cochin, elle, venait du Sud), sur les terres entourant la pagode bouddhiste de Lang-Shan (deux collines) sur les rive du Yang-Tsé-Kiang, où les bonzes les élevaient depuis des générations en quasi liberté, dans les prés et les bois entourant le monastère. Il semble d'ailleurs que des souches aient existé dans le nord de la Chine ailleurs qu'à Lang-Shan. Elle arrive en Europe en 1872 et en France en 1876. Cela nous renseigne sur l'introduction de cette volaille en Europe mais, comme pour les principales autres races, pas sur ses origines chinoises.

C'est une révolution en Europe. les "grandes" asiatiques précédemment importées avaient permis d'améliorer la taille des volailles indigènes mais endommagé la qualité de la chair. Avec sa chair blanche, fine et goûteuse, la Langshan va s'imposer comme race amélioratrice. En France, la Géline de Touraine (croisement Bresse x Langshan) est un des meilleurs exemples de son utilisation pour créer une race de synthèse. En Angleterre c'est la Langshan qui entre dans la fabrication de l'Orpington. En Australie elle contribue largement, avec l'Orpington, à créer l'excellente Australorp. Elle entre certainement pour une part dans le patrimoine de toutes les récentes races européennes qui ont l'œil foncé et la récente décision d'admettre l'œil brun chez la Gasconne révèle probablement une injection, certainement indirecte et à travers d'autres races de synthèse, de sang de Langshan.

Le schéma décrit en début d'article séparant les races européennes des races asiatiques est quelque peu simpliste. Certes en Occident le type de la poule reste inchangé pendant dix-huit siècles. Crête presque toujours simple, parfois en cornes, taille moyenne, œil rouge, pattes grises, parfois jaunes. La seule réalisation spectaculaire de l'Occident est celle des races huppées avec déformation crânienne. En Orient, au contraire, nous assistons à une véritable explosion de types, formes et attributs différents. Si la présence d'une crête frisée atteste bien une ascendance asiatique, elle n'est pas la seule crête présente dans ces pays : la Nagasaki, la Cochin, la Langshan, la Phoenix, la Bantam de Pékin ont des crêtes simples. La forte taille et la forme massive sont vraies pour certaines asiatiques mais fausses pour la Minohiki et la Phoenix, (cette dernière ayant un type très occidental), ou d'autres races.
Pourtant la poule domestique était arrivée sur le bassin méditerranéen d'une part et en Chine d'autre part à peu près à la même époque : vers 1500/1400 avant Jésus-Christ.

Il faut en conclure, à notre grande honte, que les Occidentaux sont de piètres sélectionneurs, ayant tout juste pu améliorer la taille du Gallus gallus mais sans guère modifier sa forme ni ses attributs, sauf depuis deux cent ans. Les Orientaux, par contre, ont su faire, et depuis des siècles, à partir du même matériau, une panoplie de volailles aussi différentes que la Nègre-soie, la Cochin, la Phoenix, les multiples Combattants asiatiques, la Nagasaki, la Langshan et bien d'autres. Et ce n'est que depuis l'apport régulier de ces races asiatiques, au milieu du XIX° siècle, que l'aviculture occidentale a pris un réel essor vers la diversité.


A+.........Pascal
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MessageSujet: Re: Origine de toutes nos poules ( ou presque).   Jeu 10 Déc 2009 - 23:39

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Génétique pure


Heu, tout pareil
J'ai pas [encore] le livre du Bantam club, mais ça va pas tarder!
En plus, j'ai trouvé quelques précisions simples sur le livre du Marans Club de France, qui est repris en partie ici: Génétique de la Marans. il n'est question que de Marans, mais un gène est un gène, et c'est la même chose pour toutes les poules.

Bon, ça va être chaud,

ça commence fort!
Comme disait un prof à moi, "on plante la petite graine dans la tête, ça va commencer à germer..." (quand on comprenait pas tout d'un coup) d'abord, je commencerai par décrire les Bankiva, les coqs sauvages, et j'expliquerai comment sont apparus les mutations (couleur blanche, crête en rose ou en V...) pour bien expliquer la différence entre races et espèces. C'est pas forcément clair pour tous, je pense.

Tout d'abord, au début des temps des poules, il y avait ça:

( voir photo ci contre)
Gallus Gallus Bankiva, qui vit dans les jungles d'Asie, en Inde et en Asie du Sud-est.

C'est l'ancêtre sauvage de presque toutes les races de poule dans le monde.
Comment cela s'est-il passé?

Et bien, à cause des hommes. Ils remarquèrent le caractère belliqueux des coqs et les domestiquèrent pour s'amuser de leurs combats (il y avait peut-être une dimension religieuse aussi, en Asie, ils vénèrent beaucoup d'animaux...).
Le fait de domestiquer une population d'animaux sauvages fait évoluer ces animaux. Effectivement, comme les hommes s'occupent d'eux, leur donnent à manger et les protègent des prédateurs, beaucoup d'animaux qui n'auraient pas survécu dans la nature s'ils avaient été sauvages, survivent grâce aux humains. Notamment des animaux à première vue "malformés"... ou différents...
Vous savez qu'il existe des tigres blancs, alors que la plupart des tigres sont roux et noir. Il en va de même pour les gorilles... ou les humains... Des hommes et femmes albinos, ça existe. On pourrait croire que ce sont des erreurs de la nature, que nenni! C'est un moyen que la Nature a trouvé pour évoluer sans cesse. On appelle ça, une mutation génétique.

Mais qu'est-ce?
Une mutation génétique, c'est un gène (on verra ce que c'est plus tard) qui, de manière fortuite, s'est modifié de lui-même, entrainant des modifications chez la personne ou l'animal qui le possède. En fait, on est tous plus ou moins des mutants sans le savoir: en effet, l'Homme originel devait être bien différent de nous

Donc, nos coqs et poules sauvages qui ont été domestiqués ont donné naissance, au fil du temps, à des animaux différents d'eux. il y en a qui étaient tous noirs, d'autres tous blancs, d'autres, avaient les pattes jaunes ou blanches... Dans la nature, ces animaux n'auraient pas survécu, car soit leurs parents les auraient tués (car différents), soit un prédateur les auraient tués (car parfois plus visibles) soit ils n'auraient jamais trouvé de partenaire, car différents. Or, les humains, ont trouvé joli (ou utile) ces animaux "mutants" et les ont fait se reproduire entre eux. C'est l'apparition des races.

Qu'est-ce qu'une race? C'est une création de l'homme, qui s'est servi de la nature et des mutations spontanées (apparues "comme ça" dans un élevage). Quand on fait se reproduire des mutants entre eux, au fur et à mesure, tous les descendants sont aussi mutants, comme leurs parents. Donc, tous les animaux se ressemblent et on a affaire à une race.
Une race est différente de l'espèce poule originelle. On établit donc une différence entre les gènes des poules sauvages et les gènes des poules de race, donc, mutantes.
Lorsque l'on écrit les abrébiations des gènes (E; s+; Ml ou Pti3+, par exemple), on marque cette différence. Les gènes des poules sauvages, dit "type sauvage" sont suivis d'un +.
C'est une convention à respecter. Les mutations ne sont suivies de rien.

Bon, nous voila armés maintenant pour parler de chromosomes et de gènes

A+............PASCAL
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André33
Petit Oeuf
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MessageSujet: Re: Origine de toutes nos poules ( ou presque).   Jeu 13 Juil 2017 - 11:01

Merci pour toutes ces infos très intéressantes !

Savez-vous quand les premières poules naines sont apparues en Europe ?
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MessageSujet: Re: Origine de toutes nos poules ( ou presque).   

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Origine de toutes nos poules ( ou presque).
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